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Derrible Bay et les Anglo-Normandes

C'est après une courte nuit et surtout le cœur débordant d'un mélange d'excitation et d'appréhension de passer le Cap de la Hague que nous nous élançons. Nos amis Suédois de Windy Sailing nous accompagnent dans cette étape mais nous avons des stratégies différentes pour essayer de faire avancer nos bateaux respectifs dans le petit temps: eux au spi et nous avec notre génois. Le vent, lui, avait d'autres plans pour nous deux et tous les autres partageant le plan d'eau: au bout de quelques dizaines de minutes, il a décidé de ne plus nous aider dans cette étape et c'est le moteur qui a pris le relais sur tous les bateaux plus ou moins simultanément.


Yegor peste de devoir passer le légendaire cap au moteur mais au moins le bateau et l'équipage sont en sécurité de cette manière car les courants, eux, ne se reposent jamais! Cette étape de franchie, nous faisons cap vers l'île de Sark où nous avions déjà mouillé l'ancre il y a environ 2 ans quand notre ami Fred nous a proposé de naviguer sur son bateau qu'il préparait à l'époque pour un tour du monde. Nous arrivons quelques heures plus tard à Derrible Bay où nous jetons l'ancre et savourons pour la première fois le calme proposé par un mouillage! Nous gonflons et mettons à l'eau notre annexe (mini-zodiac qui permet de se déplacer entre le bateau et la plage ou un autre bateau) et allons explorer la baie.


S'éloigner pour la première fois de son bateau alors qu'il n'est pas amarré dans un port est une expérience pour le moins inconfortable: l'ancre va-t-elle tenir? Saurons nous rejoindre Sabali à temps s'il dérape? Le moteur de l'annexe, va-t-il tenir? C'est donc en nous retournant vers le voilier tous les trois pas que nous allons faire notre première balade sur l'ile de Sark. La vue est magnifique et nous sommes heureux comme tout de profiter de la vue sur la baie où notre Sabali dresse fièrement son mat.


Le sommeil est léger car tout est nouveau: le mouvement, le bruit, le cadre. Nous sommes sur le qui-vive et nous réveillons 3 fois la nuit. Le lendemain, les autres bateaux commencent à arriver et notre mouillage privé se transforme en parking à bateau en l'espace de quelques heures. Certains sont d'ailleurs très proches et on les regarde de près pour s'assurer qu'ils vont pas déraper sur nous. Nos amis de Windy Sailing nous rejoignent également et nous passons une super soirée à papoter des expériences des uns et des autres.



Nous avons également profité de notre séjour pour explorer un peu l'île et faire voler notre drone. Les images sont époustouflantes, nous sommes très contents de cela! Au retour, on essaye également notre kayak. Cette tentative fut moins glorieuse que nos précédentes entreprises: à peine éloignés du bateau, on se retourne, nos gilets de sauvetage se gonflent, on boit la tasse, on mouille nos affaires. Bref, l'échec est total! On peste, on remonte sur le bateau et on retente notre chance; cette fois, on ne se retourne pas mais le cœur n'y est plus et on décide d'en rester là.



Lors de la troisième journée sur place, la météo se dégrade, le vent et la houle montent et notre Sabali roule de vague en vague au point qu'il devient franchement invivable de rester à bord: le bruit est omniprésent, le mouvement de roulis est incessant, les autres bateaux deviennent une menace et la nuit n'annonce rien de positif. Pour couronner le tout, notre dernière bonbonne de gaz rend l'âme et nous ne pouvons même plus nous cuisiner un plat chaud réconfortant. Nous décidons de quitter le mouillage dès que le courants deviennent favorables, c'est à dire à trois heures du matin.



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